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Date de création : 20.08.2013
Dernière mise à jour :
11.04.2021
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Le jeune Louis XIV n’oubliera jamais les trahisons des Princes de sang, des nobles, des ministres, qu’il avait pu observer durant la Régence de sa mère. Très tôt il décide qu’il ne peut y avoir d’autre autorité que la sienne. Ainsi naît la notion du Pouvoir Absolu qui marquera tout le XVIIème siècle.
Le Conseil d’en haut ne se compose que de trois ministres d’Etat, au départ Fouquet, Le Tellier, Hugues de Lionne, mais il sait s’entourer d’hommes de valeur comme Colbert, Michel Le Tellier, Louvois, Pomponne, Vauban... Gare à celui qui faillit à sa charge ou déplait au roi : Nicolas Fouquet, le Surintendant des Finances sera brisé à jamais !
Le pouvoir des parlements était très limité puisqu’il était interdit de présenter des remontrances avant l’enregistrement des ordonnances. Le roi s’entourait dans ses Conseils de représentants de la bourgeoisie, comblés d’honneurs, et de ce fait totalement soumis au pouvoir royal.
La première partie du règne de Louis XIV est marqué par de grandes réformes administratives, édits, ordonnances, le Code Louis en 1667, sorte de code civil, Code Criminel en 1670, Code Forestier, Edit sur les classes de la marine en 1669, ordonnance de commerce en 1673 et le Code Noir, en 1685 sur l’esclavage.
Puis, trop occupé par la guerre, Louis XIV laisse à Colbert les rênes de l’économie nationale. Colbert essaie de remettre les finances en ordre, mais toutes ces sages résolutions ne pourront tenir devant les exigences financières de Louis XIV concernant les dépenses militaires ou les dépenses de prestige, comme Versailles ou le mécénat des arts.
Les questions religieuses tiennent une place importante durant le règne de Louis XIV et sans doute la partie la plus négative de son règne. Voulant traiter les affaires religieuses comme des affaires d’Etat, il entretenait des rapports très tendus avec la papauté : il soutient le gallicanisme et l’Eglise de France réclame des libertés particulières vis-à-vis du Saint Siège.

En 1676, le conflit éclate avec le nouveau pape Innocent XI, lorsque deux évêques refusent de reconnaître le droit royal à disposer du revenu des évêchés. Finalement le rois cède, mais un autre point aura de graves conséquences : le roi signe à Fontainebleau en 1685 « l’édit portant révocation de l’édit de Nantes ». Cet acte aura pour conséquence la fermeture des temples, l’exil de plus de 200 000 personnes vers les pays protestants, puis des conflits intérieurs, « des dragonnades » [1], les Cévennes à feu et à sang, la révolte des Camisards en 1702. Enfin, Louis XIV fait détruire l’abbaye de Port-Royal en 1709.
Les points essentiels de la politique extérieure de Louis XIV sont le renforcement des défenses aux frontières, limiter la puissance des Habsbourg, s’assurer la neutralité des princes de Suède et de Savoie et conclure des alliances. Pour cela la première mesure fut la réorganisation de l’armée. Il confie cette tâche à Michel Le Tellier, puis au marquis de Louvois (qui est le fils de Michel Le Tellier).
Ainsi des mesures ont unifié l’organisation des armées : unification des soldes, pouvoir du ministère des armées sur les commandants en chefs qui disposaient de leurs hommes selon leur bon vouloir, réorganisation des approvisionnements pour éviter les trafics, création d’un tableau d’avancement pour les officiers.

L’Hôtel des Invalides a été créé pour les soldats infirmes. Ainsi Louis XIV dispose de l’armée la mieux organisée et la plus nombreuse de toute l’Europe. En temps de guerre, Louvois peut mettre 300 000 hommes à la disposition du pouvoir.
Les efforts se concentrèrent aussi sur la défense du territoire. C’est Vauban qui fit construire une véritable ceinture de fortifications riches en artillerie. La marine ne fut pas oubliée, des arsenaux royaux furent crées sous l’impulsion de Colbert pour construire des navires modernes. C’est ainsi qu’au coeur de l’arsenal, l’incroyable corderie royale de Rochefort, pouvait alimenter tous les vaisseaux en cordages. Une vraie marine de guerre alimentée par des compagnies de gardes maritimes s’organise, de sorte que la marine française peut rivaliser avec la flotte anglaise.
Fort de cette armée puissante, Louis XIV va engager la France dans des guerres incessantes.
En 1665 le roi d’Espagne meurt. Aussitôt Louis XIV réclame pour sa femme la « dévolution » immédiate des Pays-Bas. En 1667, les 72 000 hommes de Turenne pénètrent en Flandre, ils enlèvent les places les plus importantes (prise de Lille). Pour prendre de vitesse la Triple-Alliance, alliance de la Hollande, l’Angleterre et la Suède, les combats sont menés en Franche-Comté qui est enlevée aux espagnols en quinze jours. C’est la signature de la paix d’Aix-la-Chapelle en mai 1668.
La guerre de Hollande et les brillantes victoires de Condé, Turenne sur terre, Vivonne et Duquesne sur mer, débouchèrent sur les traités de Nimègue (1678-1679) annexant la Franche-Comté, la Lorraine.
Louis XIV alterne victoires et défaites. Victoires pour Friedlingen en 1702, Eckeren en 1703, Denain en 1712, défaites de Höchstädt en 1704, Ramillies en 1706, Audenarde en 1708, Malplaquet en 1709. Ces guerres agrandissent le territoire, mais les défaites obligent aussi à abandonner Terre-Neuve, l’Acadie et le Canada...
Sa gloire et ses ambitions sont sans limites, le Roi-Soleil brille sur toute l’Europe, le roi du Siam lui envoie des émissaires, Cavelier de La Salle baptise le sud de l’Amérique la « Louisiane » en son honneur, mais cette gloire l’aveugle, il ne voit pas les forces de haine qu’il déclenche en Europe, ni l’état de la France, exsangue, ruinée par les guerres et les famines successives.